BAAB

Avec une rédaction composée d’une dizaine de journalistes, le magazine BAAB offre un contenu éditorial original, innovant et créatif. Essentiellement centrée sur Abidjan, cette revue au ton dynamique, branché et décalé est largement appréciée de la population. Entretien avec Alice Andrieux, directrice générale.

Pourquoi avoir choisi de faire du magazine BAAB un mensuel gratuit ? Il existe depuis le 1er octobre 2014, soit près d'une décennie : est-ce assez selon vous pour fidéliser un public ?

Alice Andrieux : BAAB a été créé pour répondre à un besoin : rendre accessible l’information culturelle et de loisirs de notre pays. La mettre à la disposition des Ivoiriens, des Africains et des visiteurs de passage. BAAB est né d’un constat: en 2014, alors que la ville d’Abidjan est en plein essor, que les propositions en termes de culture, de sorties, de loisirs et de divertissement sont de plus en plus nombreuses, il n’existe pas de support ou de média permettant de trouver facilement et de façon claire et précise les informations à ce sujet. L’idée de créer un city guide, moderne et à la pointe de l’actualité, permettant aux Abidjanais de profiter au mieux de leur ville est donc venue naturellement. Le format mensuel et gratuit a été choisi car l’objectif de BAAB a toujours été de rendre l’accès à l’information disponible au plus grand nombre.

Comment définiriez-vous le contenu, le design et la ligne éditoriale de BAAB ?

Dès le 1er numéro, paru il y a dix ans, l’accent a été mis sur la qualité de rédaction et d’impression, en utilisant notamment du papier de très haute qualité et du vernis sélectif pour ses couvertures. Très rapidement, BAAB a trouvé son public et est devenu un magazine apprécié par diverses classes de la population: les jeunes qui scrutent la dernière soirée à la mode pour faire la fête, les familles qui cherchent des loisirs pour leurs enfants, les amateurs d’art à l’affût de l’expo du moment, les gourmets en quête des nouveaux restaurants ou les voyageurs qui souhaitent découvrir la Côte d’Ivoire. Au fil des années, BAAB a évolué, s’est relooké et s’est enrichi de nouvelles rubriques pour coller au mieux aux attentes de ses lecteurs. Avec un contenu éditorial original, innovant et créatif et un ton dynamique, branché et décalé, BAAB est aujourd’hui la référence pour trouver le bon plan et apprécier le meilleur de Babi !

Un secret : l'agrologie

Fabien Pujol veut mettre l’expérience acquise dans les pays du Nouveau Monde au service des vins du Languedoc. Inutile de copier les méthodes d’autres terroirs ou dont la pertinence n’est pas prouvée : aux Languedociens de trouver les techniques à même de révéler les fantastiques potentiels de leurs raisins.

Comment est structurée votre rédaction ?

BAAB, c’est avant tout une équipe compétente d’une dizaine de personnes, majoritairement féminine. Une équipe locale qui œuvre avec passion pour offrir le meilleur de la Côte d’Ivoire. Des professionnels des médias, impliqués, engagés et résilients, qui partagent les mêmes valeurs. Le magazine papier existe maintenant en version digitale, un site Internet (1) a été développé et la communauté BAAB compte désormais des dizaines de milliers d’abonnés !

Bien qu'étant un magazine très urbain, BAAB est-il aussi présent à Yamoussoukro, Bouaké, San-Pédro et d'autres villes comme Korhogo et Man ? Est-il distribué dans des endroits bien spécifiques ?

BAAB se veut le B.A.-BA d’Abidjan. Notre magazine est distribué chaque mois dans plus de 1 000 points stratégiques de la ville. Nous avons également une distribution VIP qui adresse 2000 décideurs recevant le BAAB de façon nominative. Bien que majoritairement  centré sur la ville d’Abidjan, BAAB a une rubrique voyage qui invite à la découverte du reste du pays.

"Notre magazine est distribué chaque mois dans

plus de 1 000 points stratégiques de la ville."

Á l’occasion de la dernière CAN, nous avons édité un numéro spécial
(Le guide du supporter) présentant les 5 villes hôtes : Abidjan, Bouaké, Korhogo, Yamoussoukro et San-Pédro. Ce guide distribué à l’intérieur du pays et à l’aéroport a permis aux supporters étrangers venus assister aux différents matchs de découvrir la Côte d’Ivoire. 

Le marché publicitaire étant le nerf de la guerre, comment se positionne BAAB face à la concurrence? Comment définiriez-vous le lecteur ivoirien de BAAB ?

Il est vrai que le marché publicitaire est très concurrentiel en Côte d’Ivoire, et le challenge de BAAB est de pouvoir se démarquer grâce à ses contenus, son ton et son professionnalisme. Les annonceurs ont compris que BAAB cherchait à mettre en avant leur communication et leurs visuels de la meilleure des façons possibles. Le lectorat de BAAB est constitué de différents profils, qui ont tous la volonté de profiter d’Abidjan et des activités culturelles qu’elle propose, de connaître les derniers endroits à découvrir, de s’échapper grâce aux escapades sélectionnées.

Abidjan étant la capitale économique du pays, avec un climat des affaires et une bourse régionale dynamiques, pourquoi n’y-a-t-il pas une rubrique dédiée à l’information économique dans BAAB ?

Il existe plusieurs magazines qui sont dédiés à l’information économique de la Côte d’Ivoire, et BAAB, qui n’a pas pour vocation de les concurrencer, se concentre sur son sujet principal: la mise en avant de la culture ivoirienne.

On recense depuis 2022 en Côte d’Ivoire près de 247 radios et 7 chaînes de TV présentes sur la TNT, à quoi s’ajoute une vingtaine de
quotidiens, périodiques, gratuits et journaux en ligne. Face à ce foisonnement, le ministère de la Communication a lancé une vaste étude sur les médias. En tant que 
patronne de presse, qu’en attendez-vous ?

Il est difficile d’avoir des données chiffrées fiables concernant ce secteur d’activité, et il est important que le ministère en charge de ces questions nous fournisse des outils et des informations qui peuvent nous être utiles pour notre activité, notamment en termes de financement. Les acteurs de la vie culturelle ivoirienne ont besoin d’un support comme BAAB qui met en avant leurs œuvres, et BAAB a besoin du soutien gouvernemental afin de continuer son développement.

Propos recueillis par Louise Bibalou-Durand