Adéboke Mensan Affambi, nouveau directeur général de BSIC Côte d’Ivoire, dévoile ses objectifs prioritaires qui reposent sur 3 axes : d’abord l’expansion du portefeuille client, ensuite la digitalisation et l’innovation, et enfin le renforcement des partenariats stratégiques.
Vous êtes directeur général de BSIC Côte d’Ivoire depuis septembre 2024. Quelles vont être les priorités de votre première année d’exercice ?
Adéboke Mensan Affambi : Ma priorité est de renforcer la présence de BSIC Côte d’Ivoire sur le marché bancaire ivoirien en mettant l’accent sur l’inclusion financière et l’innovation. Nous allons intensifier notre engagement envers le financement des PME, un segment clé pour le développement économique du pays. De plus, nous comptons optimiser nos offres afin d’accompagner les fonctionnaires et les agents du secteur privé dans la réalisation de leurs projets. Enfin, la transformation digitale sera au cœur de nos actions pour offrir des services plus rapides et adaptés aux besoins de notre clientèle.
Avec 14 agences à Abidjan et 9 en province, BSIC Côte d’Ivoire intervient dans tous les secteurs économiques, en particulier auprès des PME, grandes entreprises et institutions. Quels nouveaux services proposez-vous aux PME ?
Nous avons mis en place un dispositif de financement plus accessible pour les PME, avec des conditions adaptées à leurs réalités économiques. Cela passera par des offres de crédit plus flexibles et un accompagnement personnalisé via des partenariats stratégiques avec des structures d’appui aux entrepreneurs.
Quel bilan pouvez-vous dresser de la contribution de votre groupe bancaire au financement du Plan national de développement (PND 2021-2025), dont le coût 59 000 milliards de FCFA est pris en charge par le secteur privé à hauteur de 74 % ?
BSIC Côte d’Ivoire a joué un rôle actif dans le financement du Plan national de développement (PND), notamment en soutenant les secteurs clés comme les infrastructures, l’agriculture et l’énergie. Nous avons accompagné plusieurs entreprises locales et régionales dans leurs projets d’investissement, contribuant ainsi au développement économique du pays. Nous poursuivrons nos efforts en élargissant notre portefeuille de financements structurés et en renforçant notre coopération avec les institutions publiques et privées.
« BSIC Côte d’Ivoire a joué un rôle actif dans le financement du PND. »
Pensez-vous que le mouvement de retrait opéré actuellement par les grandes banques européennes des pays africains puisse profiter aux groupes bancaires panafricains en zone CEMAC et UEMOA ?
Ce mouvement représente une opportunité pour les banques panafricaines comme BSIC. En capitalisant sur notre connaissance approfondie des marchés africains, nous avons l’avantage d’offrir des services mieux adaptés aux réalités locales. Nous allons donc renforcer notre position en diversifiant nos offres et en consolidant notre réseau d’agences et de partenaires stratégiques. Nous comptons également renforcer nos fonds propres afin de répondre aux besoins de financement des entreprises locales laissées par ces banques en retrait.
Quels ont été pour la banque les avantages de l’installation du système GFA ESII ?
L’installation du système GFA (gestion de file d’attente) a permis une nette amélioration dans le traitement des demandes en réduisant les délais d’instruction des dossiers et en automatisant plusieurs processus bancaires. Grâce à cette modernisation, nos clients bénéficient désormais d’un service plus rapide et plus efficace, ce qui améliore leur expérience globale avec la banque.
Au registre des actions citoyennes, dans quels secteurs BSIC Côte d’Ivoire s’est-elle mobilisée en 2024, et qu’est-ce qui est programmé pour 2025 ?
En 2024, BSIC Côte d’Ivoire s’est particulièrement impliquée dans le soutien à l’éducation en réhabilitant des établissements scolaires. Nous avons également contribué à des actions sociales, notamment dans le domaine de la santé et du développement communautaire. Pour 2025, nous comptons intensifier nos actions dans le domaine de l’éducation financière aux usagers de banque.
Quelle est votre feuille de route en termes d’objectifs fixés en 2025 ? Quelles stratégies comptez-vous déployer pour les atteindre ?
Notre feuille de route pour 2025 repose sur trois axes stratégiques. Le premier est l’expansion du portefeuille clients, car nous visons une augmentation significative du nombre de clients en renforçant notre présence dans les provinces via l’élargissement de notre réseau d’agences, ce qui permettra également d’étoffer le portefeuille de PME, de fonctionnaires et de commerçants. Le deuxième est la digitalisation et l’innovation : nous comptons accélérer notre transition numérique en améliorant nos services en ligne et en investissant dans de nouvelles technologies pour simplifier l’expérience bancaire. Quant au troisième axe, il repose sur le renforcement des partenariats stratégiques. En effet, nous poursuivrons notre engagement auprès des grandes institutions financières et des organisations internationales pour diversifier nos sources de mobilisation de ressources afin de proposer des offres plus compétitives à la clientèle. Enfin, notre stratégie sera mise en œuvre à travers des campagnes ciblées, une amélioration continue de nos services et un engagement fort envers nos clients et partenaires.
Propos recueillis par Paul de Manfred